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REFECTION  DE  L'   URETRE FEMININ  ET  DE  SON  SOUTENEMENT   NATUREL

 

Résultats

Cette publication porte sur un groupe chronologique cohérent de 150 patientes dans un ensemble de 224 cas.

8 groupes pathogéniques ont été individualisés.

     

Incontinence d' effort

93

Ptose génito-urinaire

17

Impériosité-Cystalgie-Dyspareunie

13

Diverticules et abcès de l' urètre

12

Dysurie

11

Incontinence liée au cycle homonal 

2

Traumatisme

1

Mégaurètre congénital

1

Total des cas

150

                                   

 Pour les  cas d’ incontinence d’ effort :

 

 BON, sans réticence 

76 %

 IMPARFAIT , mais pas de  garniture

10 %

GUERISON obtenue par reprise 

 6 %

 Perdues de vue, échec probable 

8 %

                                               

 

RECUL

2 à 6 mois

20 %

 6 mois à 1 an

9 %

1 an à 2 ans

42 %

2 ans à 5 ans

27 %

5 ans à 10 ans

2 %

 

100 %

 

Pour plus de précision  et  pour les autres pathologies,  voir  la publication écrite :

Réfection de l' urètre féminin et de son soutènement naturel .

Une autre conception chirurgicale. 224 cas en 9 ans.

Journal d' Urologie 1989, 95, n°6, pp. 357 - 362.

 

Faisabilité de l' intervention

 

L' analyse d'une telle intervention est rendue difficile par la multiplicité des facteurs objectifs  et  par la très grande disparité  des appréciations subjectives  concernant  la perte d’ urine,  le  besoin impérieux  et   l’ incidence sexuelle

 

 1.         Dans aucun cas le fascia sous-urétral n’a été trouvé trop peu développé pour permettre la confection du hamac en paletot.  Malgré la friabilité des tissus dans les urétrites chroniques, les périurétrites, abcès et diverticules,  la reconstruction a toujours été possible.

 

 2.         Aucune rétention urinaire après l' ablation de la sonde  n’a duré plus de 24 heures. Aucune intervention n’a été suvie de dysurie permanente.

 

 3.         La viabilité du revêtement vaginal est un élément important de réussite.   Les difficultés viennent essentiellement des interventions  gynécologiques antérieures  au cours desquelles

-           les artères vaginales antérieures ont été sectionnees en même temps que les utérines.  Il s’ensuit un allongement parfois gênant de la cicatrisation vaginale. Toutefois il n’a été noté aucune lésion définitive importante de la voie génitale.

-           le vagin est irrémédiablement trop court parce qu’une collerette excessive a été enlevée avec le col utérin lors d’ une hystérectomie antérieure.

-           la fourchette vulvaire est abusivement rétrécie parce qu’ une périnéorraphie  antérieure a enlevé trop de paroi vaginale et reserre abusivement les releveurs. Lors de la plastie d'élargissement de la fourchette la cicatrisation de la paroi vaginale abaissée est toujours longue

 

 4.         La myorraphie systématique du detrusor vésical dans la cure de la cystocèle associée n’a jamais été compliquée d’atteinte urétérale.

 

 5.         L’utilisation de fils non resorbables pour la suture vaginale paraît importante et indispensable.  Ces sutures sont en dehors de la voie urinaire et ne comportent  aucun danger de lithiase.

 

 

 

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