MESURE DU VOLUME PROSTATIQUE PAR ECHOGRAPHIE ENDORECTALE
Patients et Méthode Page 2 / 4
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Patients
Dans une série continue de 317 patients opérés de la prostate par le même chirurgien, 200 avaient bénéficié d’une échographie prostatique endorectale avec mesure des trois axes, examens réalisés par le même échographiste, avec le même appareillage (7 MHz). L’axe cranio-caudal a été mesuré de l’apex au col vésical par voie sus-pubienne. L’ axe transversal et l’axe antéro-postérieur ont été mesurés par voie transrectale avec une sonde rotative monoplan.
Le matériel d’exérèse a toujours été pesé immédiatement. Aucun dossier n’a été écarté.
145/200 ( 72,5 % ) ont subi une résection endoscopique et 55/200 (27,5 %) une adénomectomie transvésicale. 42/200 (21 %) furent vérifiés comme cancers et 156/200 (79 %) avaient une histologie non maligne.
Les patients ayant subi plus d’une intervention d’exérèse prostatique ont été inclus pour chaque échographie prédictionnelle. Les interventions avaient toujours pour but d’enlever le maximum de tissu glandulaire sans emporter de tissu capsulaire.
Tous les patients qui ont été opérés une deuxième fois pour repousse tumorale ou reliquat avaient eu une résection endoscopique et le poids enlevé était toujours inférieur à 20 grammes ; ils n’ont pas été distingués a priori des autres cas constituant le groupe des poids inférieurs à 20 grammes (93/200 = 46,5 %).
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METHODE
1) On a établi la formule individuelle de chaque prostate.
Il a été estimé que le volume prostatique réel qui devrait être calculé avec exactitude par l’échographie est constitué par le volume glandulaire enlevé, auquel s’ajoute un volume résiduel arbitraire, non mesurable par le chirurgien. Ce volume réel a été appelé Volume Chirurgical.
Le Volume Résiduel Arbitraire (VRA) a été défini comme une valeur unique représentant la somme algébrique de tous les facteurs non mesurables. Le VRA comprend: le volume capsulaire propre, le volume glandulaire attenant non enlevé , les espaces creux, la correction pour la dessication due à l’électrotome, à l’essorage, à l’exsudation du sang , de la lymphe et des sécrétions.
On a recherché la meilleure valeur de Volume Résiduel Arbitraire pouvant s’utiliser pour la totalité des cas ou pour divers groupes de cas. Dans ce but, on a introduit dans le Volume Chirurgical différentes valeurs de VRA produisant pour chaque cas un dénominateur individuel et produisant pour chaque série un dénominateur moyen. L’application de ce dénominateur moyen à chaque prostate a permis de comparer les écarts entre le volume calculé et le volume chirurgical, en pourcents du volume chirurgical, pour chaque valeur de VRA de la série étudiée.
Cette première étape a permis de retenir comme VRA la valeur de 10 cc applicable à la petite minorité de prostates volumineuses ( vol. supérieur à 60 cc ), et la valeur de 5 cc applicable à la grande majorité de prostates petites et moyennes ( vol. inférieur à 60 cc ).
Le Volume Chirurgical ayant été ainsi défini pour chaque cas, les mesures échographiques des axes ont permis d’établir les dénominateurs individuels. Les cas dont la formule individuelle possédait un dénominateur plus grand que 3,82 ont fait l’objet d’une relecture clinique afin de vérifier la théorie ou d’en trouver l’explication.
2) On a introduit dans la formule générale divers dénominateurs, en particulier ceux des solides réguliers envisagés, afin de déterminer l’erreur d’appréciation engendrée par chacune des formules.
3) Enfin, diverses formules n’utilisant que un seul ou deux axes prostatiques ont été comparées aux formules à trois axes.
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