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Je rapporte ici un cas clinique
suivi pendant 18 ans. L’observation couvre trois périodes : 1986-1993,
1993-1999 et 1999-2004 correspondant à trois services d’ urologie
successifs, à trois diagnostics et à trois types de traitement pour une
maladie où les descriptions histopathologiques ont toujours été
identiques.
Je remercie vivement les confrères et
collègues qui m' ont communiqué verbalement leurs observations sur
ce cas commun mais n' ont pas jugé utile de participer à la
publication.
Il n'y a pas eu de publication en
revue ou en video. C'est pourquoi je publie ce cas, in extenso et en
français ( 8 pages au format HTM ) , sur mon site du réseau mondial,
celui-ci ne limitant pas le nombre de pages et d'illustrations comme
les revues traditionnelles qui doivent faire face à des coûts de
publication élevé. Par ailleurs, le réseau international
permet la publication d' observations personnelles sans obtenir la
permission d' une nomenklatura souvent conservatrice et soucieuse en
premier lieu de pérenniser, par la recherche constante du plus petit
commun dénominateur de consensus, ses privilèges académiques et
médiatiques. En contrepartie, il est entendu que le lecteur d'
Internet est supposé capable de juger sainement.
Résumé
Il s’agit d’une patiente, âgée de 54 ans
au début des symptômes, présentant des lésions ulcératives très
douloureuses de la vessie avec irradiations vers le bassin osseux , le
coccyx , la cuisse et la jambe. On a posé le diagnostic de cystite
intertitielle. Après l' échec des thérapeutiques classiques, le diagnostic d’ infection par un
virus de la famille herpès ou varicelle-zona a été posé comme hypothèse
d’ observation pour un traitement d’ épreuve.
Le traitement par aciclovir a été suivi d’une
guérison totale maintenue pendant deux années. A ce moment s’est
manifesté un reflux vésico-rénal bilatéral accompagné d’ infection
rénale. On a réalisé une opération antireflux. La thérapeutique
antiherpétique a été continuée et la patiente est restée indemne de
douleurs vésicales encore pendant les quatre années suivantes.
Ensuite la patiente a consulté un autre service d’
urologie pour récidive douloureuse. Les traitements classiques de la cystite
interstitielle n’ont procuré aucune amélioration.
Dans un troisième service d’ urologie, le diagnostic
d’ hyperactivité vésicale a été posé ; l’implantation d’une électrode de
neuromodulation a été suivie d’ échec.
Finalement, un succès probant a pu être acquis par
une cystectomie sus-trigonale avec remplacement vésical par un greffon
intestinal détubulé et le bon résultat s’est maintenu pendant les quatre
années suivantes.
La symptomatologie est confrontée aux constatations
histologiques et biologiques.

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